JULES VERNE

JULES VERNE

miércoles, 21 de febrero de 2018

L'Île mystérieuse – Le Sphinx des glaces

Voyages extraordinaires
L'Île mystérieuse – Le Sphinx des glaces
Édition publiée sous la direction de Jean-Luc Steinmetz
avec la collaboration de Marie-Hélène Huet. Illustrations
de Férat et George Roux
Parution le 15 Mai 2012
Bibliothèque de la Pléiade, n° 580
Achevé d'imprimer le 17 Avril 2012

1264 pages, 222 ill., rel. Peau, 105 x 170 mm



·        Présentation
·        Revue de presse
Jules Verne, «lecture d’enfance» – soit. C’est bien ce qu’avait en tête
Pierre-Jules Hetzel, l’heureux éditeur des «Voyages extraordinaires»,
tout en sachant (on l’imagine) que son fidèle auteur n’était pas homme à
borner son génie. Sachant aussi déjà, peut-être, que parmi les écrivains «pour
la jeunesse» celui-là aurait toujours une place à part.
À part : «l’air attentif et fiévreux d’un enfant qui lit un roman de Jules Verne»
(Proust dixit) ne s’explique pas autrement. À peine parti pour son premier
«Voyage extraordinaire», le jeune lecteur quitte les rivages du conte. Une
forme de vie adulte est prête à l’accueillir, où les responsabilités côtoient
dangers et merveilles, où les vérités scientifiques dévoilées confèrent
au monde sa tangibilité de réel, sans lui ôter son mystère. Étrange,
irremplaçable expérience de lecture. Elle demeure à jamais vivante
dans le souvenir. On y songe comme à un paradis perdu — perdu
et à reconquérir, car l’expérience est renouvelable. L’âge du lecteur
et le poids de la vie peuvent bien donner au texte des couleurs nouvelles,
la magie demeure.
Cette édition propose quatre romans, et plus de cinq cents
gravures, indissolublement liées au texte : autant de fenêtres
ouvertes sur le rêve. D’une part, la seule «trilogie» de l’œuvre
(encore est-ce une trilogie a posteriori) : un voyage autour
du monde, un voyage sous les eaux, et le long séjour
des «naufragés de l’air» dans une île (apparemment)
déserte. D’autre part, Le Sphinx des glaces, roman tardif
et superbe, quête d’un pôle Sud alors inexploré; il vient en
quelque sorte compléter le roman d’Edgar Poe, Aventures d’Arthur Gordon Pym,
que Verne lut dans la traduction de Baudelaire. Poe,
le «chef de l’École de l’étrange». Baudelaire, l’auteur de «Voyage», toujours
prêt à plonger «Au fond de l’Inconnu pour trouver du nouveau» et qui
accola aux Histoires de Poe leur célèbre épithète, extraordinaires.
Voyage, inconnu, nouveau, extraordinaire… En qualifiant ses propres
livres de «Voyages extraordinaires», Jules Verne signale discrètement, sous le patronage de Poe et de Baudelaire, que la modernité – la science, la technique, la machine en quoi il voyait une poésie du temps présent – comporte une part d’inassimilable, et que notre sûr pouvoir de dominer le monde se double d’une incertitude, féconde ou fatale. Ce monde, Verne ne s’est d’ailleurs pas contenté de l’inventorier. Il l’a peuplé des marques de ses rêves. Ses vaisseaux franchissent sans peine les portes du réel. Appareillons!

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